"Nous travaillons, pour la plupart d'entre nous, environ huit heures par jour, en consacrant autant à dormir, trois à manger,
nous laver, effectuer nos tâches ménagères, personelles, préparer nos repas. Les études sociologiques nous apprennent que nous passons (en France) en moyenne plus de trois heures devant notre
télévision. Il nous reste donc environ une heure par jour pour faire autre chose."
"La plupart du temps, nous l'offrons à nos activités de loisirs (sport,etc.), nous travaillons encore plus, épuisons notre
esprit en pensant le détendre devant un ordinateur. Quand vivons-nous vraiment ? Quand avons-nous le temps d'écouter nos êtres chers, de partager de purs instants pour apprécier, découvrir les
nôtres, les autres, de contempler la Nature, nous intéresser au sens de l'existence ?
Chez les tout-petits, l'activisme est considéré comme un comportement plutôt positif. La télévision se révèle
particulièrement représentative des nouveaux comportements infantiles. Pendant des années, les avis sur les conséquences de celle-ci furent partagés. Les uns péconisaient une activité
télévisuelle régulière pour éveiller l'enfant, d'autres la redoutaient. Et voilà que le lien entre la consommation télévisuelle et les troubles du comportement vient d'être clairement établi par
des chercheurs du monde entier.
D'abord, il a été démontré que la télé plonge les enfants dans un état d'hypnose. Les études en neurosciences nous en
décrivent les mécanismes. Dès que le poste est allumé, les ondes lentes (alpha) prennent le relais des ondes bêta (liées à l'eveil). On retrouve ce processus chez un sujet en état de légère
léthargie en train de s'endormir. Mais les neuroscientifiques ont poussé plus loin leurs recherches et découvert un inquiétant phénomène. On observe chez l'enfant assidu à la télé une activité
prédominante de l'hémisphère droit du cerveau (qui traite l'information de façon émotionnelle). Immédiatement, l'esprit critique et la capacité d'apprendre diminuent, voire sont réduits à néant.
[...]
Enfants, adolescents, adultes, seniors, nous aimons dire que nous ne tenons pas en place. Bougez sans cesse, semble être
signe de vitalité, de jeunisme. Ainsi, le suractivisme est devenu une tendance sociologique à la mode, saine, motivante, respectable, suscitant même l'admiration de tous, à tous les
âges.
[...]
L'agitation perpétuelle, les stimulations neuronales, nerveuses, incessantes, peuvent à la longue, favoriser le stress, une
irritation permanente, un quotidien sous tension, des problèmes de sommeil. Ces comportements influent sur notre santé (abaissement du système immunitaire, dérèglement du système endocrinien,
cardiaque, tension, etc.). Trop de suractivisme ou de sous-activisme (apathietélévisuelle, etc.) dérègle notre équilibre psychique et physique.
A force, cette tendance finit par diriger nos actes, nos paroles, pressurise le temps précieux que nous pourrions consacrer à
nos êtres chers. En laissant vivre le suractivisme à notre place, nous nous oublions. Nous perdons de vue les nôtres en nous habituant à l'image que nous en avons. Ainsi, le mal-être peut
pleinement se développer."
Extrait de "Notre vie est un tipi" Editions Alphée
Je dirais même plus, que nous nous oublions parfois nous-mêmes, si nous ne nous recentrons pas !
D'ailleurs chez les Amérindiens, l'hiver (le Nord) est la saison de la conception, de la gestation (marrant je suis
effectivement enceinte !), qui entraîne un retour sur soi ! A l'image de la Nature autour de nous !
C'est marrant parce que j'ai toujours eu cette effet, quand l'hiver approche j'ai toujours ressenti la nécessité d'un bien
être et d'une paix intérieure. Alors que l'été, je suis plus extériorisée, dans la quête de l'autre !
Comme quoi notre primitivité se perd mais reste toujours enfouit quelque part prête à ressurgir sans qu'on puisse toujours y donner un sens !
Vendredi 11 décembre 2009
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