Présentation

 


Le mouvement pour les peuples indigènes

Lyam-Marie

  • Réalité alternative
  • Femme
  • 12/07/1985
  • La lecture, l'écriture, les voyages, les cultures, la cueillette, les animaux, et j'en passe, voilà mes passions !

A lire !

                                 VIE INTERIEURE

-Notre vie est un tipi, Editions Alphée

-L'art de rêver, Carlos Castañeda, Pocket

-Message des hommes vrais aux monde mutant, Marlo Morgan, J'ai lu

-Se voir tel qu'on est, Sa sainteté Le Dalaï Lama, Plon

                                         ESSAIS

-La désobéissance civile, David Thoreau, Mille et une nuits (prix mini!)

-Les secrets du cerveau féminin, Grasset

-La voie de la non-violence, Gandhi, Folio (2e)

                                    VIE PRATIQUE

-Fabriquer ses produits naturels, Jerôme Baray, Crancher

-Je parle Sioux/Lakota, Nuage Rouge

                                         ROMANS

-La naissance, un voyage : L'accouchement à travaers les peuples, Muriel Bonnet Del Valle, Editions l'Instant Présent

-Uglies, Pretties, Specials et Extras, Scott Westerfeld, Pocket jeunesse

-L'homme qui a tué le cerf, Frank Waters

-Les aventuriers de la mer et L'assassin royal, Robin hobb en poche

                                         POESIES

 -Fragiles, Philippe et Martine Delerm, Points

Greenpeace France

 

 
 "Il y a une différence entre les races, pensa-t-il, une différence entre les corps, dans la structure des ligaments et des os, dans la composition chimique du sang, ainsi que le rythme même de la vie biologique. Qui pouvait définir une telle race ? Cette race qui avait bâti des pyramides selon des restées inconnues à l'homme d'aujourd'hui, qui avait autrefois élaboré un calendrier plus précis que celui utilisé à présent, et qui savait déjà trépaner un crâne quand les tribus barbares d'Europe se fracassaient encore le leur à coups de massues de pierre ! Cette race dont les membres avaient conquis un continent, se plaçant ainsi à l'origine d'une civilisation dont les anciens mystères continuaient à défier l'analyse de l'homme moderne, et dont les pitoyables vestiges recelaient encore à ce jour le noyau secret d'une réelle vie intérieure...


  Bien qu'il eût une énorme différence entre cette race et celle qui l'avait supplantée, personne ne se trouvait en mesure de l'expliquer ni même de la décrire de manière satisfaisante. Guère étonnant à bien y songer ! pensaa Byers. Si chaque être humain détient une vision particulière de lui-même et des autres, pourquoi devrait-il résulter de l'atout de ces différences une vision globale ?

  Byers méditait sur le monde de la nature tel que le considère l'homme blanc : les torrents turbulents et les fleuves impétueux qui génèrent la force électrique, les montagnes creusées pour leur gisement aurifère, pour l'argent et le profit, afin que se répandre le commerce dans le monde. Le fer, l'acier et le bois, arrachés à la terre, coupés et assemblés, fondus et rivetés dans un seul but d'affronter en coquille de noix la terreur illimitée des océans; un monde sans défense, inanimé, que l'homme blanc remodelait selon sa volonté, dans sa folie magnifique et courageuse de vouloir assigner un but à l'éternité. Et même alors, que savait-il de cette terre stoïque qu'il creusait sans merci, des mers éternelles qu'il franchissait, des étoiles insouciantes qui clignaient de l'oeil devant ses efforts grotesques ?

  Puis il méditait sur le monde de la nature tel que l'Indien le perçoit : selon ce dernier, le monde entier est animé, jour, nuit,vent, nueges, arbres, tendres pousses de maïs, tout est vivant et sensible, toute matière est indissociable de son essence spirituelle, et l'homme fait partie intégrante de cet univers. Les êtres qui l'entourent ne sont ni hostiles, ni amicaux, mais de simples parties harmonieusement réparties dans le Grand Tout. Il n'y a pas de Satan, pas de Christ, pas d'antagonisme entre le bien et le mel, entre l'esprit et la matière. Le monde forme une totalité vivante dans laquelle, si l'homme meurt, l'humanité, elle, demeure. Dès lors, comment l'homme pourrait-il être le seigneur de l'univers ? Les forêts ne lui ont pas été confiées pour qu'il les dépeuple. En importance, il est l'égal de la montagne, du brin d'herbe, du lapin, de la tendre pousse de maïs. Ainsi, quand la vie de l'un de ceux-là doit être sacrifiée sur l'autel de la nécessité, il faut que son consentement soit obtenu par un rituel, si l'on souhaite préserver l'équilibre du Tout.

  Qu'est-ce alors qu'un sapin ? se demande alors Byers. Le mât virtuel d'un navire ? Une vie qui se tient debout comme un homme, qui respire et meurt comme lui ? Une pensée sculptée ? Qu'est-ce alors que le monde visible ? Il s'adapte à chaque vision singulière et cette vision est elle-même composée des tissus et des vaisseaux sanguins des yeux, du sang qui les nourrit, des nerfs qui vont jusqu'au cerveau, et des sensations qui stimulent une image dans son esprit. Et ce n'est qu'à cet instant que ce monde existe dans l'esprit de l'homme qui le contemple comme lui seul peut le faire, selon sa conception de la vie, cette vie dont lui-même fait partie.

  Ainsi méditait Byers, en regardant tour à tour la poutre et l'homme qui la sculptait, sachant que tous deux y voyaient une chose différente.

  Fraternité ! Quel mot dénué de sens ! Quel espoir futile, et ce tant que chaque homme ne réalisera pas qu'il est lui-même un reflet distinct et immateriel du Grand Tout Indisible !

  Il y a ceux qui ont des yeux mais ne voient pas, qui ont des oreilles mais n'entendent pas. Ils sont sourds, aveugles, et leur langage n'est qu'un balbutiement quotidien. Car quel est celui d'entre nous qui sait éveiller l'esprit d'un homme endormi, afin que celui-ci puisse voir au-delà de l'horizon, entendre le coeur qui bat jusque dans la pierre, et parler en silence de ces vérités qui sont en nous tous ?

 Un moyen terme, une langue, un lien commun, un pont jeté entre les hommes qui leur permettent de franchir ce gouffre innommable qui toujours nous sépare !
Tel un cri du coeur de chacun.

  Byers regarda Martiniano. Ils ne se dirent rien."

Extrait du chapitre 13


"Un jour, l'eau viendra à manquer, l'air sera irrespirable, et la substance même de la vie les quittera.
_J'aimerais en cet instant parvenir à vous convaincre qu'il est temps de réagir, avant que nos jeunes gens ne soient totalement corrompus par ces diaboliques habitudes modernes. Celles-ci ne cessent de préparer le lit de notre disparition prochaine. J'ai dit."

Extrait du chapitre 1


"Only after the last tree has been cut down,
only after the last River has been poisoned,
Only after the last Fish has been caught,
Only then will you find that Money ccannot be eaten."


Prophécie Cree
Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 14:24
- Publié dans : Lectures
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